Revue de presse

La prison de la Santé : entre blocages et déblocages

Des surveillants pénitentiaires ont entamé lundi un «blocage progressif» des prisons françaises, dont quelques grands établissements comme Fleury-Mérogis (Essonne).

Les surveillants réclament des moyens et des effectifs, et entament la troisième journée de leur mouvement...

Une nouvelle fois, une barricade a été érigée et enflammée, vers 6h ce mercredi matin, devant l'entrée de l'établissement. Et une nouvelle fois, les gendarmes mobiles l'ont dégagé, peu avant 8h, sans incident majeur avec la soixantaine de manifestants...

Selon Marcel Duredon, délégué FO à Fleury Mérogis :

"Les personnels en ont marre de se faire cracher dessus, de se faire lancer des cannettes, des boites de conserve, de se faire menacer de mort, de se faire agresser physiquement. Qu'on soit un homme ou une femme, c'est ce qui se passe à l'heure actuelle en détention. Donc soit on est capable de remettre de la discipline et de l'ordre en prenant des sanctions sévères. Soit il est clair que l'adminstration pénitentiaire, par Madame Dati, doit donner les moyens aux directeurs de faire réappliquer le respect des règles et le droit à l'intérieur de la détention."

Conclusion :

Les prisons sont l'exact reflet de l'institution judiciaire dont elles dépendent. Lorsque la justice n'applique plus les peines prononcées, lorsqu'elle pratique la culture de l'excuse et le mépris des victimes, il ne faut pas s'étonner de l'anarchie qui en résulte à l'intérieur comme à l'extérieur des prisons.