Thème  : RécidiveRécidive

Pour lutter efficacement contre la récidive, la première des mesures est de sanctionner chaque délit par une véritable peine. Car la récidive des majeurs et des mineurs est encouragée par un certain sentiment d’impunité, issu de la mansuétude de certains juges.

Par ailleurs, comment développer les programmes et traitement de lutte contre la récidive les plus efficaces ? Faut-il accroître l’utilisation du bracelet électronique ou de la castration chimique ?

Récidive
  • La justice en accusation au procès de Francis Evrard

    Le Figaro retrace - ici - les incroyables dysfonctionnements mis en évidence par l'affaire Evrard. En voici les premières lignes :

    Magistrats et experts ont dû s'expliquer mercredi sur les dysfonctionnements qui ont profité au pédophile.

    Estampillé en prison «dangereux pédophile pervers susceptible de récidiver» par les experts, Francis Evrard n'est plus du tout stigmatisé une fois libre. Tous les clignotants s'éteignent brusquement. Et cela au moment où, en rejoignant la société, il est bien plus redoutable que lorsqu'il était derrière les barreaux.

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  • Interview de Michèle Alliot-Marie dans le Figaro Magazine

    La Garde des Sceaux, interrogée par MM. Brézet et Dingreville, et par Dominique Rizet, a notamment présenté ses propositions pour lutter contre la récidive.

    Voici les extraits les plus significatifs sur ce thème (l'intégral ici) :

    Le Figaro Magazine - En dépit des lois successives, l'opinion est régulièrement émue par de nouveaux cas de récidive, notamment en matière sexuelle. Quelle est votre réponse ?

    Michèle Alliot-Marie - Toute récidive correspond à un double échec. (…) D'où les législations successives en la matière. La dernière date de deux ans. C'est la loi sur la rétention de sûreté. Elle concerne les criminels les plus dangereux, condamnés à plus de quinze ans. Désormais ils pourront, s'ils représentent encore un danger trop important pour la société, être maintenus enfermés même après la fin de la peine.

    Le problème, aujourd'hui, est de savoir ce que l'on fait pour ceux qui, sans avoir ce niveau de dangerosité, présentent néanmoins un risque important de récidive, notamment en matière sexuelle. (…)

    Quelles nouvelles mesures envisagez-vous ?

    Je veux d'abord que les délinquants sexuels soient soumis à une interdiction formelle de résider près du lieu d'habitation de leur victime, pour une durée que fixeront les magistrats. C'est intolérable pour les victimes et leur famille de croiser au coin de la rue celui qui a brisé leur vie ! (…) Je veux aller plus loin en en faisant une peine complémentaire automatique : la condamnation pour agression sexuelle entraînerait interdiction de séjour, sauf avis contraire et motivé du juge. (…)

    Le président de la République a évoqué la possibilité d'un traitement chimique pour les délinquants sexuels. Allez-vous légiférer aussi dans cette direction ?

    Oui. Il faut que les auteurs d'atteintes sexuelles puissent être soumis, après la fin de l'exécution de leur peine, à une obligation de suivi médical, et notamment à un traitement médical de leur libido. (…) Demain, si la loi est votée, le traitement pourra être imposé après la sortie de prison. Cette obligation de traitement sera décidée par le juge pour une période déterminée, en accord avec des experts et des médecins, sur la base de dossiers complets.

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  • L'Institut pour la Justice invité à débattre de la récidive sur la Chaîne parlementaire

    Les analyses et propositions de l'Institut pour la Justice ont été défendues par son délégué général, Xavier Bébin, dans l'émission "Ca vous regarde", diffusée en direct le soir de 20h à 20h45.

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  • Marie-Christine Hodeau : le drame aurait dû être évité

    Une erreur d’appréciation a bien été commise par l’autorité judiciaire. Pourquoi les juges n’ont-ils pas appliqué la loi de 2005, qui aurait permis de sauver une vie ?

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  • L'Institut pour la Justice cité par le journal Le Monde

    Le journal Le Monde met en avant la réaction de l'Institut pour la Justice au texte de loi contre la récidive qui sera voté prochainement

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  • L'Institut pour la Justice interrogé au 20h de France 2

    L'Institut pour la Justice, par la voix de son délégué général Xavier Bébin, a été interrogé par France 2 sur l'affaire du meurtre de Marie-Christine Hodeau.

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  • L'Institut pour la Justice déplore le dysfonctionnement qui a conduit au meurtre de Marie-Christine Hodeau

    Interrogé par le journaliste Jean Leymarie, le délégué général de l’Institut pour la Justice a regretté que ce drame illustre de façon aussi tragique la nécessité de réformer en profondeur la façon dont le système judiciaire traite la récidive.

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  • L'Institut pour la Justice défend l'allongement des délais de prescription sur France Info

    Stéphane Maitre a défendu les positions de l'Institut pour la Justice sur la prescription, avec en particulier la nécessité d'en augmenter les délais en matière criminelle.

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  • La prison réduit la criminalité : le graphique qui le montre

    Le graphique ci-dessous met en évidence l’effet préventif de l’incarcération sur la criminalité en France entre 1991 et 2008.

    Lorsque le nombre de détenus augmente, la criminalité diminue. Lorsque le nombre de détenus diminue, la criminalité augmente.

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  • Espagne : un bracelet GPS pour éviter les maris violents

    L'usage de ce système d'alerte qui va être étendu à tout le pays aurait permis de faire baisser le nombre de morts dues à la violence conjugale

    Depuis sept mois, Mar, une Madrilène de 32 ans, victime de mauvais traitements conjugaux, vit presque en paix. Elle est sous la protection de ce qu'elle appelle familièrement son «ange gardien» : un dispositif électronique GPS qui surveille 24 heures sur 24 chaque déplacement de son ancien mari. À l'instar de Mar, 165 femmes dans la région de Madrid bénéficient déjà de ce système de protection d'avant-garde. Cette mesure, qui a porté ses fruits, va être étendue à toute l'Espagne. Quelque 3 000 bracelets GPS sont mis à la disposition de la justice depuis le 24 juillet.

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